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Maya 7
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La poupée
dans l'Antiquité :
Dans l'Antiquité, les Grecs utilisaient le terme "koré" et les Latins celui
de "pupilla" pour désigner à la fois la poupée, la jeune fille et la
prunelle. Ainsi logée dans le miroir de l'oeil cette fenêtre de l'âme où se
joue les représentations de soi et de l'autre, la poupée suit les
métamorphoses du regard. Reflet indirect du réel, elle figure, défigure,
transfigure la jeune fille appelée à s'identifier à elle. Toute la
complexité de la poupée est là : miroir d'une image et d'un monde destiné à
l'enfant, elle naît des représentations que l'adulte se fait du monde de
l'enfant.
Koré nous conduit également dans la mythologie grecque où la figure de la
jeune fille est associée aux mystères initiatiques d'Eleusis, culte rendu à
Demeter, déesse de la terre et de la fertilité et à sa fille plus connue
sous le nom de Perséphone.
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La légende veut que Demeter parcourre le monde à la recherche de sa fille
enlevée par le dieu des enfers. Zeus intervient et décida que Perséphone
passerait une partie de l'année dans le royaume d'Hadès auquel elle était
liée - ce serait l'hiver, et l'autre moitié auprès de sa mère - ce serait
alors le printemps et l'été, le temps des semailles e des moissons.
Le mythe de la koré est au delà du culte agraire, un symbole perpétuel de
mort, de résurrection et d'immortalité de l'âme, étapes propres à
l'expérience initiatiques. Il est également l'archétype de la mère, celle
qui est Nourriture, Sécurité, Fécondité inépuisable. Symbolique que l'on
retrouve dans le latin classique pup(p)a qui, en désignant la petite
fille en même temps que le jouet anthropomorphe, puis plus tard le sein,
définit la poupée non comme un simple artifice mais une réalité vivante : le
substitut du sein maternel.
Poupard : lat. pop
puppa de pupa, la petite fille, poupée.
Dictionnaire étymologique Larousse.
Texte relevé le 8
juin 2004 aux Halles Saint Pierre à Paris, lors de la visite de l'expo "Les
poupées".
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