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Critique de Michel Gaudet
Toute présentation relève d’une certaine spécificité.
Dans la proposition de Daniel Mourre nous considérons la présence d’un
archétype et l’utilisation d’un matériau.
Les deux sont rares dans une perspective d’exposition.
L’œuf, par son excellence volumétrique, est la pérennité de l’ellipse, mais
par sa nature il évoque son appétence de fécondation. Le plâtre, dérive du
gypse, est lié au sol mais doit son essence au processus industriel
Il existe donc dans cette formulation la nécessité de
respecter la dualité du naturel et de son émancipation : place au matériau
certes, mais en lui offrant vertu nobiliaire, dépassement du fondement
originel de l’œuf, sans jamais négliger sa raison d’être. Daniel Mourre a
volontairement situé son problème, il saura en fonction de son analyse obéir
à la contrainte de la matière, tout en laissant son imagination découvrir
les ouvertures potentielles ainsi révélées.
Le plâtre a de la sorte été sollicité, comme l’eussent
été l’argile, le bois, le métal… Sa douceur, est l’unité de ses patines, ont
fait de lui l’élément premier de ces sculptures. Il fallut logiquement des
études technologiques expérimentales pour parfaire sa tactilité, sont éclat,
donner son évidence ovoïdale. Il fut indispensable d’en imaginer les
réactions plastiques en raison des échancrures, des coupes, des incisions ou
des ajouts scéniques d’autres volumes. Un univers fondé sur l’œuf et sur le
plâtre s’est affirmé au cours des recherches progressives. Un déchaînement
de situations s’est alors créé. De la concentration première sur une seule
pièce archétypale à l’hypothèse de créations diversifiées la démarche ne fut
pas illogique, bien au contraire. Elle fut soumise à des interrogations, à
des doutes, à des remises en question.
L’ampleur de la réponse est manifeste. Dans la
mouvance de la sculpture contemporaine elle nous apporte un dire neuf, une
originalité de la donne. A nous de la bien contempler et de la comprendre.
Cagnes sur mer, le 13 janvier 2003
Michel Gaudet
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Lettre contenant les appréciation de mon travail sur les 17 sculptures de la
performance de juillet 2006, envoyée par Monsieur Michel Gaudet, le 10 mars
2006.
« Mon cher Daniel,
Merci pour l’envoi de ton projet. Il m’a semblé bien structuré, fécond,
clair et complet. Je te remercie d’y avoir mentionné ma critique, dont la
relecture, et j’en suis heureux, me confirme grâce aux photos jointes les
qualités de ton travail.
Je constate que demeurant fidèle à cette découverte de « l’œuf » tu évolues
dans le domaine de la vraie sculpture. Elle comporte chez toi imagination,
perfectionnement et continuité. Toutes qualités qui rendront efficaces tes
présentations de Montpellier. Bravo !
Toutes mes félicitations et nos vœux de réussite.
Continue à me tenir au courant.
Très cordialement. »
Cagnes sur mer, le 10 mars 2006
Michel Gaudet.
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