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Vincent
Dezeuze
construit depuis 1990 une œuvre gravée variée. Son univers symbolique
explore le langage dans ses multiples formes : une recherche sur nos racines
humaines.
Après avoir
pratiqué les différentes techniques de l’estampe sous la direction de
Patrice Vermeille à l’école des Beaux-Arts de Montpellier, il expérimente la
collagraphie et de nouvelles techniques, dans une volonté d’évolution
traditionnelle de l’estampe.
Il prend, en
2001, la succession de Walter Barrientos à la direction de l'enseignement
dans la future Maison de la Gravure Méditerranée dont il est un des
co-fondateurs et qu’il anime jusqu’en 2011.
« Pour
beaucoup d’artistes, l’estampe est encore un moyen de produire des
multiples.
Pour certain
c’est un véritable médium d’expression. Après avoir pratiqué quelque temps
la peinture, je me suis exclusivement tourné vers la gravure.
Le travail
du graveur n’a rien à voir avec celui du peintre, surtout en estampe
contemporaine où la diversité des matériaux utilisables élargit à l’infini
le champ des images réalisables.
Le graveur
est lié à la matière, il joue avec les matériaux, il les façonne dans le
dessein de laisser leur empreinte sur le papier ou sur tout autre support.
Le fil
conducteur de mon travail se situe au niveau du langage, le langage au sens
large, le signe qui permet de communiquer. L’estampe est à l’évidence le
médium approprié pour montrer le signe, elle a toujours été le support de la
mémoire et de l’écrit, donc de l’échange. Le langage est une de nos racines,
il est formateur d’une construction mentale.
Ici je
présente des variations graphiques autour de l’alphabet et des
représentations de rhizomes. La lettre ou l’idéogramme sont issus d’une
représentation du réel, un schéma qui a été rendu abstrait par l’usage et la
simplification due à sa grande reproduction.
Les rhizomes
imprimés sont comme des signes, les éléments d’un autre alphabet, celui qui
nous rattache à l’essentiel : la terre, nos racines. Ne sommes-nous pas
issus d’un morceau de glaise ? »
Vincent Dezeuze |