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L’évènement de cette
rentrée sera sans nul doute la découverte des œuvres de Marthe Kalifa, et
son travail sur la répétition, qui au-delà de tout effet esthétique gratuit
nous renvoie à une rêverie quasi littéraire.
Sa démarche inaugure le
« tamponnage » d’impressions furtives comme autant de phrases donnant une
tonalité narrative qui, si on peut oser la comparaison, nous rappelle le
pouvoir hypnotique de la scansion musicale de la météo marine (Marie-Pierre
Planchon à 20h03 sur France Inter). La juxtaposition à l’infini d’un modèle
qui se réfute lui-même, se met en abîme, nous livre ce vertige tant attendu,
… où se situe l’optimisme de l’œuvre. Chapeau l’artiste !
Lionel
ORSI 2007, Paris
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Montpelliéraine, Marthe Kalifa propose un travail pertinent sur la déconstruction
du sujet photographique par la peinture.
Elle élabore chaque
cliché à partir d’une longue et patiente prise de vue, avec la précision
d’une entomologiste : examen d’un ballet de limaces, chien au balcon, banc
de faculté, goûter d’enfants…
Puis l’image est
démultipliée, déconstruite et retravaillée à l’acrylique, au pastel ou à
l’aide de techniques mixtes.
Valérie
Hernandez |